Mairie de Beaurainville
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Commune de Beaurainville (62)

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Beaurainville et son église

Notre église de Beaurainville porte (comme le Prieuré et d’ailleurs toute la paroisse) le nom de Saint-Martin, en voici la raison : au 4ème siècle de notre ère, Saint-Martin avait fondé à Marmoutiers une abbaye qui allait devenir si puissante qu’elle eut bientôt de nombreuses ramifications, paroisses ou prieurés.
Puis vint le Moyen-âge, une époque de chevalerie et de grande piété...
Nos châtelains de la très riche famille De Croÿ entreprirent l’édification d’une église que Beaurain n’avait pas encore : c’est Ferry de Croÿ qui en décida d’abord la construction, suivi par un de ses fils, Adrien, gouverneur d’Artois et général dans les armées de Charles-Quint.
Commencée en 1475, puis continuée sous la domination espagnole, époque de guerres et de bouleversements, elle ne fut vraiment achevée qu’en 1553.
Selon la coutume, les De Croÿ firent graver leurs armoiries ; elles restèrent visibles sur la voûte du croisillon-sud du chœur jusqu’en 1873, mais furent malheureusement détruites à cette date par une restauration trop radicale, après laquelle ne subsistèrent seulement que le chœur et une partie du transept… Un clocher, jusqu’alors inexistant, fut ajouté… mais en deux fois car un ouragan le renversa dès 1876.
Les armoiries comportaient, en fon de blason, les armes du premier possesseur : Jehan de Croÿ, seigneur de Renty ; mais on y ajouta ensuite celles de plusieurs alliances : les maisons de Lorraine, d’Alençon, puis de Harcourt.
Elles sont donc quelque peu compliquées, mais authentiques ; elle sont présentées ci-après :

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... vers le porche

L’église Sain-Martin fut construite de craie taillée. Le chœur, composé de deux travées et d’un chevet à trois pans, était éclairé par cinq fenêtres pourvues de deux meneaux.
La voûte est d’ogives à nervures ; ces nervures retombaient sur des dais flamboyants finement sculptés, et ces dais formaient le haut de niches abritant des statues adossées à la muraille ; cette disposition de voûtes venant abriter des niches est fréquente en Ponthieu et ne se trouve guère ailleurs.

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... vers le choeur

L’ensemble de l’église est large et bien éclairé. La longueur totale est de trente deux mètres (sans la saillie du clocher), sa largeur de huit mètres et sa hauteur de dix.
De son plus ancien mobilier, l’église de Beaurainville n’avait gardé qu’une statue de bois de Saint-Sylvestre, pape… (d’après note historiques de fin 19ème siècle).

La cloche de Beaurainville

La cloche de l’église Saint-Martin avait déjà été refondue en 1771-1772 ; puis, à la Révolution, fut ordonnée la réquisition des cuivres, fers et cloches dans toute notre région…
Chose curieuse : la cloche de Beaurainville resta en place : « pour appeler les habitants aux réunions du Conseil de la Commune et à la publication des lois »… Ce fut pour peu de temps car il fut décidé, le 16 messidor de l’an II (4 juillet 1794) ce qui suit : « la municipalité doit faire promulguer les lois au son du tambour et non au son de la cloche, en faire la lecture en entier… à tous les citoyens réunis à la ci-devant église de ce lieu, afin qu’ils s’instruisent de leurs devoirs… ».
De nouveau cassée en 1816, le Conseil Municipal décida sa refonte ; cette opération fut confiée à un sieur Garnier, fondeur de cloches domicilié à Etaples, pour la somme de 349 francs de ce temps.
Le travail eut lieu à Beaurainville même, dans la cour d’une maison alors habitée par un marchand de chevaux nommé Décobert…
La cloche eut pour diamètre 0,865 mètre et avait un poids de 900 livres.
Voici les inscriptions traditionnelles qu’elle reçut (avec les fautes constatées !) :

LNA (l’an) 1817 JE SUIS NOMMÉE MARIE ANNE FRANCOISE PAR JEAN FRANCOIS BAUDE CURE DE BEAURAINVILLE
MA MARRAINE ET (est) MARIE ANNE CATHERINE MASSON EPOUSE DU SR BASSEUR (Brasseur) MAIRE DE BEAURAINVILLE
MON PARAIN _ PIERRE DELAHAYE ADJOINT DE LADITE COMMUNE


En bas : FONDUE PAR GARNIER
Effigies du Christ et de la Vierge
Et de l’autre côté, autour d’un médaillon représentant Saint-Martin ST MARTIN
Remarque : nous nous sommes permis de rétablir un ordre normal car le fondeur avait inscrit :
PARRAIN : Marie Anne Catherine MASSON ! et MARRAINE : … Pierre DELAHAYE !

L’église Saint-Martin a connu de riches heures…
Un abbé, Nicolas Lédé, religieux érudit, connu encore pour ses écrits et travaux (sur l’abbaye de Saint-André-au-Bois, notamment) avait confié à un ermite originaire de Beaurain, nommé Driès, la mission de ramener de Rome les reliques de saints des débuts du christianisme.
Driès s’en acquitta si bien qu’il rapporta les précieuses reliques de quatre saints : Saint-Bon, Saint-Boniface, Saint Fidèle et Saint Théophile.
En 1656, l’abbé Nicolas Lédé les recueillit et les fit amener en grande cérémonie en notre église…
Où furent-elles placées ? Que sont-elles devenues ? Peut-être, quelque cent trente ans plus tard, l’époque tourmentée de la Révolution n’en eut guère de respect ? Mais il est aussi possible que l’abbé Lédé ait fait aménager une sorte de petite crypte pour les garder en sécurité … ( ?)
Seulement, il y eut plus tard les importantes réfections de 1873 et la restauration des sols peut avoir couvert (définitivement) toute trace de dalle ou d’accès.
Il en est de même pour des sépultures anciennes (la coutume en était certaine pour seigneurs ou châtelains)… Une plaque apposée à l’extérieur indique aussi qu’un ancien soldat du 1er empire y souhaitait également son inhumation.
Citons aussi d’anciens registres de la paroisse qui font mention de neuf inhumations « le cimetière n’étant pas état… », et ceci seulement de 1727 à 1758 et en divers endroits (entrée, chœur, près du passage central de la nef). Mais les travaux de 1873 , déjà cités, en ont fait disparaître tout indice.
A notre époque contemporaine..
Depuis plusieurs années déjà, se sont succédés des travaux d’entretien, d’amélioration et d’embellissement de notre église Saint-Martin.
La réparation de toitures couvertes d’ardoise, les opérations spécialisées de protection des murailles ont sensiblement enjolivé l’aspect extérieur de l’église…

Un tableau représentant le généreux Saint-Martin coupant son manteau pour en donner la moitié à un pauvre transi de froid, réalisé et offert par Madame HERCHIN-ACCOU, orne la nef, près de l’aile-nord du transept…

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Tableau de Liliane HERCHIN-ACCOU

L’installation d’un réseau intérieur de chauffage au gaz est depuis quelque temps déjà très appréciée des fidèles…

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Le transept avec les éclairages et le chauffage

La pose d’un système électrifié pour la cloche est réalisé mais une usure importante des parois de cette cloche a nécessité en 2004 son envoi en fonderie pour un indispensable « toilettage »..

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De retour de sa restauration en 2004

La pose d’une horloge à cadran sur le pignon-sud du transept, donc bien visible de loin et d’abord de la « Place de la Liberté » toute proche…

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L’horloge à cadran

Ouvrage réalisé par l’Abbé Georges LEROY – Printemps 2004

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Vue extérieure de l’église de nos jours
  • Beaurainville entre nous

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    Beaurainville Entre Nous n° 102

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